Famille Rogelet




Famille ROGELET,
(dont trois générations ont été au service de l’administration Chappe).

Jean-Baptiste Rogelet
Né le 30 juin 1749 à Charleville (Ardennes), fils de Jean Pierre Rogelet et de Margueritte née Toupet, épouse Marie Louise Durant, sœur de l’un des piliers des cadres de l’administration Chappe, Mathieu-Xavier Durant. Jean-Baptiste, très probablement ami de la famille Chappe et de celle de Cornilleau, directeur à Strasbourg, entrera comme stationnaire sur la ramification de Vic-Lunéville. Emploi de complaisance, puisqu’il ne l’exercera pas. Probablement décédé en 1804 dans la région parisienne.

Jean-Pierre Rogelet
Fils de Jean-Baptiste, né le 25 janvier 1775 à Charleville (Ardennes). Nous ignorons le début de sa carrière, mais les archives très importantes qu’il a laissées indiquent qu’il était inspecteur à la division de Strasbourg en 1801, puis à celle de Metz. Au démantèlement de la ligne (23 novembre 1802) nous le retrouvons à Stenay. L’administration Chappe lui demande de se charger du rétablissement en février 1803 (de Tilloy à Strasbourg. Elle sera effectivement remise en activité qu’en juillet 1803. Il est nommé directeur à Saint-Omer où il est rendu le 2 décembre 1803 pour organiser la ligne et instruire les stationnaires. Muté 4 jours plus tard pour prendre ses fonctions le 13 décembre 1803 à Bruxelles, il y reste peu de temps pour revenir à Metz vers le 15 février 1804. Il repartira cette fois pour Lyon (avril 1806) où, avec son oncle Durant, il participera à la reconstruction de la ligne Dijon-Lyon et à l’établissement du tronçon Lyon-Turin, aboutissant par la suite à Venise. Nommé directeur à Lyon (décembre 1806 – janvier 1807), responsable de 4 divisions, il organise les premières liaisons avec Turin. A sa demande il revient à Metz en avril 1807 où il terminera sa carrière dans l’administration du télégraphe fin avril 1835. Entre temps, en 1813, il gère deux divisions, celle de la ligne Paris-Strasbourg et celle de la ramification Metz-Mayence. Il réorganisera par deux fois (en 1814 et en 1815) la ligne Paris-Strasbourg, dévastée par les troupes de la coalition. Il sera pendant sa retraite maire de la commune de Scy-Chazelles où il décèdera le 2 juillet 1852, coïncidence curieuse, année de la fermeture de la ligne.

Louis-Joseph Rogelet
Fils de Jean-Pierre, né le 20 pluviôse an XI (9 février 1803 à Stenay (Meuse). Il commence sa carrière dans l’administration du télégraphe comme stationnaire à Metz. Il doit certainement être le plus jeune à avoir exercé cet emploi, puisqu’il n’a que 11 ans en mai 1814. Il sera admis au rang d’inspecteur surnuméraire le 9 décembre 1820. Nommé directeur à Strasbourg fin novembre 1833, il prend la direction de Metz au départ de son père en 1835. Il prend sa retraite le 15 décembre 1845, remplacé par Clément Lair. Il sera membre du Conseil municipal de Metz, Chevalier de la Légion d’Honneur. Il décède à Metz le 8 avril 1870, peu après son fils Joseph-Edmond (2.12.1840- 07.01.1869).

Textes repris dans « La Télégraphie Aérienne de A à Z »